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Le GUEPARD

 

Un prince de la savane aux origines très anciennes

un guépard assis

        Le nom anglais du guépard (cheetah) vient de l’hindi, « chita », qui signifie « celui qui est tacheté ».  En français, « guépard » vient de l’italien gattopardo (de gatto : « chat », et pardo : « léopard »). Le nom scientifique du guépard est Acinonyx jubatus.

        Le guépard est le plus ancien et le plus spécialisé des grands félins d’Afrique. Les ancêtres du guépard actuel sont probablement apparus sur terre il y a plus de 4 millions d’années, bien avant les premiers lions et léopards.

        Mammifère terrestre le plus rapide de la planète, le guépard peut atteindre 110 km/h. Sa morphologie, caractérisée par une silhouette fine et élégante, est toute entière conçue pour la vitesse : doté de pattes plus longues que celles des autres félins, d’une cage thoracique profonde et de larges naseaux, le guépard utilise ses griffes semi-rétractables pour conserver une meilleure adhérence pendant la course. Les bandes noires qui, comme des larmes, courent de la naissance des yeux jusqu’à la mâchoire supérieure, permettent de réduire l’éclat du soleil et améliorent ainsi sa vision pendant la chasse.

 

Habitat et comportement

        La savane des plaines africaines et les régions semi-désertiques constituent l’habitat favori des guépards. Ces espaces ouverts sont particulièrement bien adaptés à leur technique de chasse. Le guépard se nourrit principalement de petites et moyennes antilopes, parfois de phacochères, de lièvres ou d’oiseaux. Contrairement à la plupart des autres félins, le guépard chasse pendant la journée, de préférence à l’aube ou en fin d’après-midi.

        Au contraire des femelles qui sont généralement solitaires (sauf lorsqu’elles élèvent leurs petits), les mâles vivent souvent en groupe. En particulier, les frères d’une même portée restent généralement ensemble toute leur vie durant et forment une « coalition ».

 

 

MENACES et RISQUES

 

Le défi génétique

       Au cours de la dernière glaciation, il y a environ 10'000 ans, la plupart des guépards ont disparu de la planète. Les guépards actuels sont ainsi les descendants des rares survivants de cette lointaine époque. D’où un très fort taux de consanguinité au sein de l’espèce.

       Ce phénomène est encore accru par la fragmentation croissante des populations actuelles de guépards en raison de la diminution progressive de leur habitat. L’appauvrissement du patrimoine génétique diminue la capacité de l’espèce à se reproduire et augmente le taux de mortalité infantile. Mais surtout, il diminue la capacité de l’espèce à réagir aux changements environnementaux et la rend plus sensible aux maladies. Un système immunitaire affaibli, c’est ainsi le risque qu’une épidémie entraîne l’extinction de populations entières de guépards.

 

Un déclin inexorable ?Habitat - plan

       A la fin du XIXe siècle, le guépard occupait un large habitat couvrant l’Afrique et une partie de l’Asie, jusqu’en Inde. Plus de 100'000 guépards se partageaient alors ce vaste territoire.

       Depuis lors, l’espèce a disparu d’une bonne quinzaine de pays. On estime qu’il ne reste aujourd’hui que 12'000 individus répartis dans 24 pays africains (principalement en Namibie et au Botswana), ainsi que 200 individus en Iran. A ce rythme, le guépard pourrait bien avoir disparu du milieu sauvage dans les 20 ans à venir…

 

Les raisons d’un conflit

       Timide et peu agressif, le guépard évite de se confronter aux autres grands prédateurs. Moins puissant que le lion, le léopard ou la hyène, il est souvent contraint de leur abandonner son butin de chasse.

       Les guépards ont ainsi tendance à s’éloigner des réserves et parcs nationaux qui abritent d’importantes populations de grands prédateurs. C’est hors de ces régions protégées que les guépards sont aujourd’hui les plus nombreux, partageant leur territoire avec le bétail des fermiers.

       Bien qu’ils préfèrent se nourrir de gibier, les guépards peuvent être amenés à s’en prendre au bétail, notamment parce que l’accroissement de l’occupation humaine entraîne une diminution des proies sauvages. La présence de ces félins sur les territoires fermiers est ainsi souvent considérée comme une menace pour le bétail. Et même si, dans la plupart des cas, les guépards ne posent pas de véritable problème, les fermiers éliminent souvent sans discrimination les guépards qui s’aventurent sur leur domaine.

       Le braconnage et la réduction progressive de l’habitat, conséquence de l’augmentation de la population humaine et de ses besoins en ressources naturelles, sont ainsi les principales causes du déclin de l’espèce.

 

guépard dans les boisUne espèce hautement menacée…

       Aujourd’hui, le guépard est sérieusement menacé d’extinction. Classé comme espèce « vulnérable » dans la liste rouge de l’IUCN, il figure sur l’annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction (CITES), qui en interdit totalement le commerce.

       Comme tout prédateur, les guépards jouent un rôle important dans la préservation de l’écosystème et de la biodiversité. En régulant le nombre d’herbivores, ils contribuent en particulier au maintient d’une population saine et en bonne santé d’animaux sauvages.

 


PROTECTION

 

Agir avant qu’il ne soit trop tard !

       Il est sans doute encore possible de sauver le guépard de l’extinction si l’on parvient à réduire les conflits qui l’opposent à l’homme. La survie de l’espèce passe par la protection de son habitat, y compris sur les territoires fermiers. Il importe donc de mettre un terme à l’élimination systématique dont il est trop souvent victime.

       Hommes et guépards peuvent certainement cohabiter pacifiquement avec l’instauration de méthodes de gardiennage appropriées, telles que l’utilisation de chiens de berger ou d’enclos qui éloigneront les prédateurs. Le bétail ne doit pas être une proie facile pour ceux-ci. Et lorsque un guépard pose un véritable problème, sa vie peut néanmoins être épargnée en le déplaçant dans une région plus isolée. Bien entendu, toutes ces mesures doivent s’accompagner de campagnes d’information, de sensibilisation et d’éducation non seulement auprès des fermiers, mais également auprès du public et des jeunes générations.

       Enfin, la recherche scientifique et une gestion minutieuse des populations existantes de guépards permettront de préserver le patrimoine génétique de l’espèce, voire de le renforcer progressivement.

       Par conséquent, la vie de chaque individu est précieuse et représente une chance supplémentaire de sauver l’espèce de l’extinction.AMIFELINS logo


Soutenez la cause des guépards !

       La survie de l’espèce est entre les mains de chacun de nous. Nous pouvons contribuer à sauver le guépard de l’extinction, par notre action ou en apportant notre soutien aux organisations qui s’engagent pour sa protection (voir Organisations Partenaires). Faites un don et aidez-les à sauver le guépard !

       Ou rejoignez l'Association des Amis du Guépard et des Félins Sauvages, qui soutient en France l’action et les projets du CCF et de CCB. Ecrivez-nous pour en savoir plus!